Publié le 02 novembre 2020

en faveur du commerce de proximité Amandinois

Arrêté en faveur du commerce de proximité Amandinois

Exposé des motifs

Le confinement s’impose nécessairement  afin de lutter efficacement contre la Covid–19. Il doit naturellement être respecté. Tout doit être mis en œuvre pour faire triompher la santé de tous et de chacun !

Cela dit, certaines décisions gouvernementales prises hors-sol manquent de pertinence. C’est le cas de ce concept de produits « non essentiels », sorti d’un esprit confus, répété en boucle. C’est à partir de ce dogme flou qu’a été décidé, une seconde fois, la fermeture des petites boutiques de centre-ville ou des villages. Ce qui a provoqué des distorsions de concurrence avec la grande distribution.

Le Premier ministre croit apaiser la colère légitime des commerçants en fermant les rayons de marchandises dites « non essentielles ». C’est pire, les consommateurs vont se ruer pour leurs achats de cadeaux de fin d’année, jouets, livres etc. sur les plateformes de vente en ligne qui ne payent pas ou peu d’impôts aux Etats. Un boulevard s’ouvre pour AMAZON qui a été le plus grand gagnant de la pandémie. Pour le deuxième trimestre, son chiffre d’affaires a progressé de 40 % (89 milliards de dollars) et ses bénéfices ont doublé (5,2 milliards de dollars). Que cache cette mansuétude, pour ne pas dire plus, du gouvernement avec ces multinationales du numérique ?

Pendant que certains s’enrichissent scandaleusement grâce au virus, nos commerçants qui ont fait beaucoup d’efforts pour garantir les meilleures conditions sanitaires pour leur personnel et leurs clients sont frappés de plein fouet, ils se sentent méprisés et sacrifiés. À ce rythme, le risque apparaît d’une catastrophe imminente sans les moyens de la conjurer.

Il est grand temps que le gouvernement mette en place une CORONATAXE sur ces multinationales milliardaires, les fameux GAFAM, pour abonder un fonds de solidarité en faveur du commerce local en détresse. Il faut que l’État se ressaisisse au lieu de, par ses Préfets interposés, s’opposer administrativement aux décisions des maires qui sont à l’écoute du terrain, attachés à la santé de leurs concitoyens, et sont soucieux de trouver un juste équilibre et une cohérence dans la durée. D’autant, que circule l’information dans les coulisses de la haute administration que ce deuxième confinement pourrait connaître une prolongation.

Les tergiversations et le « Stop and go » du gouvernement n’aident pas à une maitrise cohérente de cette situation critique par nos collectivités qui ont un sens aigu de l’intérêt général de leurs populations. On n’écoute pas suffisamment les maires en haut lieu. Nous ne sommes pas les soutiers de l’État. Nous sommes en lien constant avec nos acteurs locaux qui agissent dans un esprit civique et responsable pour la santé de nos habitants et le développement de nos cités. Ce n’est pas en stigmatisant les commerçants avec cette appellation de vendeurs de produits « non essentiels » que l’on peut les associer pleinement au combat commun contre le virus ! Un libraire qui vend un livre fait œuvre utile pour l’esprit, et lire un livre ça délivre ! Nos voisins Belges viennent de décider de rouvrir toutes les librairies. Un coiffeur, un moniteur d’auto-école peuvent aussi devenir dans leurs fonctions, avec le respect des règles sanitaires, des ambassadeurs pour faire passer les bons conseils à leurs clients pour le respect des gestes barrières par exemple.

C’est donc en fonction de ces éléments ci-dessus que je décide de l’arrêté suivant :

Arrête :

Article premier :

Les commerces de la catégorie M des établissements recevant du public sont autorisés à rester ouvert dans les conditions du protocole sanitaire en vigueur.

Article 2 :

Un comité de suivi composé de représentants de la municipalité, de l’agglomération, du département, de la région, de la chambre des métiers, de l’agence régionale de santé et de l’État sera mis en place pour veiller au respect des règles sanitaires.

Article 3 :

Ampliation de l’arrêté sera transmis à :

Monsieur le Préfet du Nord,

Monsieur le Sous-Préfet de Valenciennes,

Et sera porté à connaissance du public par voie d’affichage aux endroits  habituels de la commune.

Fait à Saint-Amand-les-Eaux, le 2 novembre 2020,

 

Le Maire,

Alain BOCQUET